Stéphane Arrami

Formateur & Praticien du Digital · Concepteur de Systèmes d’Information · Expert en Design Global & Cultures Visuelles · Lyon (France)

Mon parcours professionnel se structure en plusieurs cycles d’apprentissage, d’entrepreneuriat et de création. Cette chronologie retrace mon évolution et la maturation de ma posture de formateur, enrichie désormais par celle d’enseignant.

mars 19, 2026

Consolidation et préparation concours

Parcours de formation au CNFETP « Devenir enseignant ou formateur en lycée technologique et professionnel privé » dont immersion en Lycée Professionnel Orsel (Oullins) et préparation aux concours de l’enseignement pour perfectionner les pratiques d’apprentissage et de transmission.

mars 19, 2026
juillet 1, 2010

Ingénierie de formation et entrepreneuriat

Création d’une activité en auto-entreprise (développement web et design UX/UI, gestion de projet) et obtention du Titre Professionnel de Formateur d’Adultes (formé au GIPAL/CAFOC) en 2017. Formateur en digitalisation, développement, communication, marketing et design Greta CFA et écoles dont The Bridge (coach) et l’EML Lyon (dispositif La Toile).

juillet 1, 2010
mai 4, 1999

Édition numérique et médias en ligne

Direction de projets web. Travail en agence, Responsable de studio infographie
Fondateur et directeur de publication de Kabyle.com, premier média d’information en ligne dédié à la valorisation de la culture amazighe.

mai 4, 1999
septembre 1, 1990

Ingénierie multimédia et associative

Sciences du Langage & InfoCom
Études supérieures et diplôme de 3e cycle en France. Engagement actif comme rédacteur en chef de la revue associative Ifer N Wawal. Responsable culturel et rédacteur en chef du bulletin Tunisie Echos.
Service civil Centre de Documentation COZI Congo Afrique des Grands Lacs à la Cimade de Lyon.

septembre 1, 1990
septembre 1, 1986

Débuts dans les médias

Premiers pas dans le domaine de la presse avec la création du journal de lycée et membre du club Jeunes du quotidien La Presse de Tunisie.

septembre 1, 1986

Un parcours à trois axes : transmettre, créer, documenter

Stéphane ARRAMI

Mon parcours professionnel s’est construit sur trois axes complémentaires : transmettre, créer et documenter. Pionnier de l’édition numérique et de la culture amazighe (berbère) en ligne, j’ai traversé la révolution digitale comme praticien engagé :  du journalisme à la fondation de médias numériques, de l’expertise en agence à l’ingénierie de formation. Une constante traverse ces expériences : la technologie n’a de valeur que par le sens pédagogique qu’on lui donne.

J’ai exercé auprès de publics très divers, aussi bien des adultes en reconversion dans les CFA et le réseau des Greta, des jeunes étudiants de l’EML Lyon et en école de Commerce The Bridge, Ironhack, apprenants accompagnés en mentorat chez OpenClassrooms. Je suis actuellement jury sur les Titres Professionnels Concepteur Designer UI et Développeur Web et Web mobile ce qui me conduit à évaluer selon des critères certificatifs et avec une dimension humaine forte dans le sens de l’insertion professionnelle des candidats. Ces contextes m’ont conduit à développer des pratiques d’accompagnement individualisé, de guidage progressif et d’évaluation formative que je retrouve aujourd’hui au cœur des enjeux du Lycée Professionnel.

Mes 3 piliers

  1. Le SIG : comment les données naissent, circulent, s’articulent et se sécurisent. L’arrière-boutique (les flux, l’interopérabilité, la structure).
  2. Le Prof Doc : donner du sens à ces données. Indexer, les sourcer, faire de la médiation, et éveiller l’esprit critique (EMI) face au flux d’informations.
  3. Les Arts Appliqués Design : avec l’empathie du designer rendre le tout digeste, accessible et élégant. Appliquez l’UX/UI design et le design éditorial pour que l’utilisateur s’approprie l’information sans effort.

L’EdTech au service de la relation pédagogique

Ma certification Opquast s’inscrit dans cette même logique de rigueur. Elle traduit une culture de la qualité web avec une attention à l’accessibilité, à l’utilisabilité, à l’expérience réelle de l’utilisateur que je transpose naturellement dans mes conceptions pédagogiques. Un parcours trop complexe, une ressource inaccessible, un outil mal conçu : c’est l’élève ou l’apprenant adulte qui décroche. Cette grille de lecture, je l’applique aussi bien à la conception de contenus éducatifs qu’à l’évaluation critique des outils EdTech que j’intègre en classe.

Car c’est bien l’EdTech qui a reconfiguré ma pratique ces dernières années. Plateformes LMS, classes virtuelles, ressources éducatives libres, outils d’IA générative : j’ai expérimenté ces évolutions avec un regard à la fois critique et pragmatique. Ce qui m’intéresse n’est pas l’outil en lui-même, mais ce qu’il permet ou empêche dans la relation pédagogique.

Vers une justice sociale : la translittératie comme levier

Cette réflexion me conduit aujourd’hui vers un engagement qui dépasse la salle de classe. À l’image du père Chevrier, qui au XIXe siècle choisit d’instruire les enfants pauvres de Lyon que l’école ordinaire n’atteignait pas, je vois dans la translittératie numérique, cette capacité à lire, comprendre et produire dans les environnements numériques, un enjeu de justice sociale fondamental.

Mon intérêt pour la pédagogie a germé tôt, avec une première incursion dans l’aide aux devoirs au Secours Populaire à 20 ans. Cette expérience, bien que courte, a été fondatrice : elle m’a permis de mesurer la complexité de l’accompagnement éducatif et de définir, dès lors, les compétences que je devais acquérir pour exercer ce métier avec la justesse nécessaire. La fracture numérique n’est pas qu’une question d’équipement ; elle est une question de sens, de confiance et de pouvoir d’agir. C’est pourquoi mon projet professionnel à moyen terme inclut une dimension de coopération éducative internationale, notamment via les réseaux francophones et les structures comme l’Alliance Française, pour contribuer à des actions de formation auprès des publics les plus éloignés du numérique.

C’est dans ce contexte que s’inscrit ma transition vers l’enseignement en Lycée Professionnel et Technologique et plus particulièrement vers les Arts Appliqués, qui me semblent la discipline la plus accordée à ce que je construis : le chef d’œuvre, l’aide au parcours. C’est bien l’approche projet, la réflexivité sur la production, le rapport à l’image et au sens, ces fondements disciplinaires qui résonnent directement avec ma pratique de créateur-documentaliste. L’histoire-géographie et le français y contribuent également, par leur capacité à contextualiser, à mettre en récit, à relier le local au mondial. Néanmoins la posture réflexive s’incarne le plus naturellement dans le geste et dans la production au travers des Arts Appliqués.

Au contact des élèves de CAP, Bac Pro et BTS NDRC, je retrouve une exigence que je connais bien : ancrer les savoirs dans le réel, dans une production concrète et signifiante. Mais cette transition m’impose aussi une réinvention de ma posture. Former des adultes qui choisissent d’être là n’est pas enseigner à des adolescents en construction.

Identité plurielle et éveil au dialogue interconfessionnel

Mon parcours est profondément marqué par une sensibilité précoce pour le dialogue interculturel et la préservation des patrimoines chrétien et judaïque en terre nord-africaine.

Dès ma jeunesse à Tunis, cet engagement s’est traduit par une double démarche d’apprentissage et d’échange : parallèlement à mes cours de catéchisme sous l’égide de l’Institut du Sacré-Cœur à Jeanne d’Arc Lafayette, je participais activement aux réunions interconfessionnelles organisées par les Sœurs à Montfleury.

Ces expériences fondatrices ont forgé ma conviction que la sauvegarde de notre mémoire plurielle est essentielle pour nourrir le dialogue entre les cultures.

L’environnement apaisé — la musique au casque lors des phases de création individuelle, la gestion de la lumière, l’alternance des rythmes en travail en collaboratif et coopératif — c’est mon brief bien posé. C’est la condition de départ indispensable.

Là où le cours magistral installe le silence pour transmettre, j’installe le cadre pour que l’apprenant produise.

Ce qui transforme un apprenant ou un élève, ce n’est pas ce qu’il a écouté passivement au fond d’une classe. Ce qui le métamorphose, c’est le livrable : ce moment précis où il tient entre ses mains ou voit sur son écran quelque chose qu’il a fait, qu’il a compris, et dont il est profondément fier. Mon engagement est là : passer d’une pédagogie de l’écoute à une pédagogie de l’accomplissement par le faire.