Avec l’essor de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et de la désinformation, les professionnels du design, de l’information et de la gestion doivent aujourd’hui repenser en profondeur leurs pratiques. Ma position transversale entre arts appliqués, documentation et STMG me permet d’aborder cette transformation sous des angles complémentaires, que j’articule autour de quatre axes.

1. Design pédagogique et ergonomie cognitive

Concepts clés : ergonomie cognitive, Design Universel de l’Apprentissage (DUA), affordance.

Objectif : concevoir des ressources inclusives et fluides, en réduisant la charge mentale de l’apprenant pour favoriser l’ancrage durable des savoirs.

Cette exigence traverse mes trois enseignements : qu’il s’agisse de consignes de projet en arts appliqués, de fiches méthodologiques au CDI, ou de supports sur des notions denses de gestion (système d’information, processus), la clarté et l’accessibilité conditionnent l’apprentissage.

2. Arts appliqués et design d’expérience (UX/UI)

Concepts clés : dessin d’intention, esquisse et rough, réalité virtuelle/augmentée (VR/AR), prototypage 3D, spatial computing.

Objectif : penser l’espace et le volume par le geste. Le papier et l’esquisse restent des outils de recherche fondamentaux, préalables au passage vers les technologies immersives, le prototypage 3D et le design d’interactivité.

Au-delà de la discipline d’origine, cette approche par le geste et le croquis nourrit aussi ma pratique en STMG, où la représentation visuelle des processus et des flux d’information gagne en clarté lorsqu’elle part d’un schéma à main levée avant l’outil numérique. Elle infuse également ma réflexion sur l’aménagement des espaces documentaires.

3. Compétences numériques et culture de l’information

Concepts clés : translittératie, post-vérité numérique, éco-conception, sobriété éditoriale.

Objectif : former l’esprit critique face à l’automatisation et aux images générées par IA, et développer l’autonomie informationnelle à travers des ressources légères et éco-conçues.

Cet axe est au cœur de mon identité de professeur documentaliste, mais il résonne directement avec le programme de STMG (RGPD, transparence des algorithmes, post-vérité numérique) et avec les enjeux propres aux arts appliqués face à la généralisation des images générées par IA.

4. Ingénierie de formation et synergie avec l’IA

Concepts clés : micro-learning, prompt engineering pédagogique, création « sans manuel ».

Objectif : s’appuyer sur l’IA générative comme partenaire pour concevoir des « grains » de formation courts, agiles et sur-mesure.

Cette approche me permet de produire rapidement des ressources différenciées pour des publics et des disciplines très différents : modules courts sur une notion de gestion, fiches de méthode documentaire, références visuelles pour un projet d’arts appliqués — toujours en gardant un regard critique sur l’outil utilisé.


Ces quatre axes ne sont pas cloisonnés par discipline : ils forment une grille de lecture transversale qui structure ma pratique d’enseignant et nourrit ma réflexion sur l’évolution de mon métier, à la croisée du design, de l’information et de la gestion