Profil du public : élèves en fin de cycle secondaire professionnel, préparant leur insertion sur le marché du travail ou une poursuite d’études. Public souvent très connecté, habitué aux flux d’informations continus, mais manifestant parfois des difficultés à s’approprier des récits réflexifs ou des concepts abstraits.
En Terminale Pro, l’enjeu est double : préparer l’examen terminal du Bac (compétences de lecture/écriture du BO) et accompagner les élèves vers la vie active (post-bac ou insertion directe). Le sujet doit donc être exigeant sur le fond mais accessible dans sa modalité.
Programme d’ancrage : objet d’étude limitatif (2024-2027) : « Rythmes et cadences de la vie moderne : quel temps pour soi ? ».
Œuvre support :Le Parfum des fleurs la nuit (2021) de Leïla Slimani, abordée en Séquence 4 (Parcours dans l’œuvre).
Objet d’étude du programme limitatif 2024-2027 : « Rythmes et cadences de la vie moderne : quel temps pour soi ? ». Séquence 4 : Parcours dans l’œuvre intégrale Le Parfum des fleurs la nuit de Leïla Slimani. Évaluation sommative de fin de séquence. Durée : 50 minutes. Modalité : Hybride (numérique via l’outil La Quizinière ou papier).
Analyse réflexive : Le cadre institutionnel impose l’étude d’une œuvre contemporaine exigeante. Le choix de la bimodalité (numérique/papier) répond à une volonté d’inclusion pour s’adapter aux conditions matérielles et aux profils d’élèves (gestion de la fracture numérique ou des pannes de réseau).
L'intention de départ :
Mon intention était de concevoir une évaluation qui ne soit pas déconnectée de la réalité des élèves de la voie professionnelle. Je voulais utiliser l’essai réflexif de Slimani non pas comme un objet d’étude purement théorique, mais comme un miroir de leur propre vécu en entreprise. L’objectif principal était de mesurer leur capacité à lier la littérature à leur expérience personnelle et professionnelle (le droit à la déconnexion en stage – Q4), tout en validant des compétences de syntaxe complexe nécessaires pour le baccalauréat (la concession – Q5).
Analyse réflexive : la littérature est abordée comme outil d’émancipation et de réflexion sur soi pour de futurs professionnels, et non comme une simple suite d’exercices académiques.
L'expérimentation :
Pour la future passation de cette évaluation sur Le Parfum des fleurs la nuit, j’ai conçu le déroulement en adaptant la méthode observationnelle de mon tuteur sur L’Écume des jours. Sur l’œuvre de Vian, son approche reposait sur une forte ritualisation sensorielle et un guidage serré de la parole pour amener les élèves vers l’écrit.
Le protocole d’expérimentation prévu se décline ainsi :
Phase 1 (rituel d’entrée) : Transposer l’immersion sensorielle de L’Écume des jours en créant un climat propice à l’évocation de la nuit (silence, réduction de la lumière) pour faire écho à l’expérience de Slimani au musée avant d’ouvrir les ordinateurs.
Phase 2 (Passerelle numérique) : Utiliser La Quizinière pour lancer les élèves sur des tâches courtes et visuelles (Q1 et Q2), conçues comme des déclencheurs de confiance avant l’effort de rédaction.
Phase 3 (Posture d’étayage) : Durant les questions longues (Q3 et Q4), adopter la posture d’accompagnement de mon tuteur en circulant avec une grille d’aide pour débloquer l’écriture réflexive chez les élèves les plus en difficulté.
Le bilan :
En attente des données de passation et des copies d’élèves.
Le regard de l'enseignant/formateur :
Ce que je cherche à vérifier lors du test : est-ce que la méthode d’immersion de mon tuteur, très efficace sur une fiction comme L’Écume des jours, saura mobiliser les élèves sur un récit d’idées plus abstrait ? L’adaptation de l’étayage sera-t-elle suffisante pour que des Terminales Pro écrivent 8 à 12 lignes d’argumentation personnelle (Q4) ?